Hong Kong Turf Retour

Le programme de Ka Ying Rising dévoilé

17/08/2026
L'entraîneur David Hayes garde les mêmes objectifs, mais change de méthode...

L'entraîneur David Hayes garde les mêmes objectifs, mais change de méthode...

À vingt jours de la reprises des courses à Hong Kong, l’entraîneur David Hayes dévoile ses plans pour le meilleur sprinteur du monde, Ka Ying Rising. Il démarrera sa quatrième saison en direction d’une seule sortie australienne, puis cap sur la Chine !

D'après un article exclusif de Ray Thomas, rédacteur en chef international du média australien Racing and Sports, publié le 17 août 2026, la défense de son titre dans « The Everest », le sprint le plus riche du monde avec 12,2 millions d’euros d’allocation, entre dans le vif du sujet vendredi prochain 21 août : Ka Ying Rising, la superstar du sprint hongkongais, dispute ce jour-là un barrier trial déterminant à Sha Tin.

Mais David Hayes, entraîneur membre du Hall of Fame, a renoncé à donner deux sorties australiennes à son champion ce printemps austral. Le numéro un mondial rentrera plutôt dès que possible d’Australie pour honorer de sa présence la réunion d’inauguration publique du nouvel hippodrome du Hong Kong Jockey Club en Chine, à Conghua.

Avertissement à ses adversaires : David Hayes estime que le crack a encore progressé cet été, si tant est que ce soit possible.

Ka Ying Rising reste sur une série de vingt victoires consécutives et s'est montré inapprochable en huit sorties la saison dernière, battant successivement plusieurs records de la piste de Sha Tin. Il conserve son rang de meilleur cheval du monde, à égalité avec l'Anglais Ombudsman dans les ratings internationaux.

De retour à Hong Kong en fin de semaine dernière après des vacances européennes, David Hayes a inspecté son pensionnaire dans ses boxes de Sha Tin et a été frappé de voir combien le hongre s'était étoffé depuis sa dernière préparation… « Il tournait régulièrement autour de 1 160 livres (environ 526 kg) la saison dernière, à l'époque de The Everest, a-t-il expliqué. Or l'autre jour, il a été pesé à 1 189 livres (environ 539 kg), et cela au sortir d'une période de repos : cela me dit qu'il se développe encore. Je pense qu'il pèsera environ 1 165 livres (environ 528 kg) en octobre. C'est un cheval plus gros et plus fort. Or d'ordinaire, quand un sprinteur s'étoffe, il progresse. Chaque fois qu'il a pris du poids, il a couru plus vite. Sur ses quatre dernières sorties, il a battu quatre records de la piste. »

« trop tendre avec lui »

Ka Ying Rising retrouve donc les barrier trials vendredi, David Hayes tenant à suivre au plus près le schéma précédant sa retentissante victoire dans The Everest à Royal Randwick en octobre 2025. Sa préparation prévoit deux barrier trials, puis une rentrée à Sha Tin début septembre avant son départ pour Sydney.

L'entraîneur a toutefois lâché un aveu surprenant : le succès de son champion dans The Everest fut, à ses yeux, sa performance la moins convaincante de la saison. Il dit en avoir tiré les leçons et compte donc modifier son programme de mise en forme.

Battu dans un barrier trial à Randwick une semaine avant la grande course, Ka Ying Rising y avait paru si terne que la rumeur s'était emballée, certains allant jusqu'à annoncer son forfait. David Hayes, à l'époque, n'en revenait pas. Il s'explique pour la première fois sur ce qui s'était réellement passé à Sydney… « Il avait été tellement impressionnant pour sa rentrée à Hong Kong qu'après cette course, je me suis dit qu'il me suffisait de maintenir sa forme sans chercher à être trop malin, et qu'il gagnerait là-bas, ce qu'il a fait, a raconté David Hayes à Racing and Sports. Mais ce fut sans doute sa sortie la moins impressionnante de la saison. C'est idiot de dire ça à propos d’une course comme The Everest, qu'il a gagné plutôt joliment, mais il n'y a pas fait ce qu'il a fait dans d'autres courses. Je vais donc le travailler un tout petit peu plus fort avant le trial de Randwick. J'avais été très tendre avec lui, l’année dernière, et il est arrivé beaucoup trop frais. Il a fondu un plomb et n'a pas couru correctement. Cela l'a fait progresser et, avec un galop derrière, il était prêt pour The Everest. Cette année, je l'aurai peut-être un peu plus remonté pour le trial. »

Cap sur la Chine

David Hayes a également confirmé à Racing and Sports que son plan initial, qui était de garder Ka Ying Rising en Australie pour les Russell Balding Stakes à Royal Randwick ou le Champions Sprint à Flemington, était abandonné.

Le champion profitera de l’engagement détenu par le Hong Kong Jockey Club dan The Everest, et l'institution souhaite que la plus grande attraction du turf mondial soit la vedette de l'inauguration de son nouvel hippodrome, Conghua, en Chine, en novembre prochain : « Je referai probablement exactement la même chose à l'approche de The Everest, mais la sortie sera un peu différente, a expliqué David Hayes à propos de la préparation de son cheval. Les courses vont démarrer en Chine, à Conghua, sous l'égide du Hong Kong Jockey Club, en novembre : sa course de préparation avant la réunion internationale de Sha Tin, en décembre, sera donc la toute première course de groupe jamais disputée en Chine. Pour les entraîneurs et les propriétaires australiens, cela veut dire qu'il n'aura qu'une seule sortie chez eux. Nous aurions pu courir deux fois en Australie, mais avec cette grande course en Chine, et puisqu'il s'agit d'un slot du Hong Kong Jockey Club, nous allons vers l'épreuve chinoise. »

David Hayes a confirmé que les deux objectifs majeurs de l'année restaient The Everest et le Hong Kong Sprint, lors de la réunion internationale de décembre.

Royal Ascot devra patienter

Les partenaires de Ka Ying Rising sont courtisés par les autorités hippiques du monde entier, Royal Ascot en tête, toutes désireuses d'accueillir le champion sur leurs grands rendez-vous.

David Hayes s'est pourtant montré tiède à l'idée de bousculer le programme en 2026-2027, lui qui espère prolonger la carrière de son champion deux ou trois saisons encore.

« Après la réunion internationale, il repartira sur la triple couronne des sprinters, qu'il a enlevée ces trois dernières saisons, a dit l'entraîneur. Ensuite, il faudra décider s'il prend un nouveau repos, parce que la formule lui réussit très bien. Cela n'arrangera pas Ascot s'il est au vert. Mais la décision n'a rien à voir avec le propriétaire, avec l'argent, ni avec quoi que ce soit de ce qui a pu être écrit. Tout tourne autour du cheval. Quand on en tient un de cette qualité, il mérite du repos, et il faut le traiter avec la plus grande prudence : chaque année qu'il court est précieuse. Si nous parvenons à le garder deux saisons de plus, je n'ose pas imaginer ce qu'il pourrait rapporter à ses partenaires, ni le nombre de courses de Groupe 1 qu'il pourrait ajouter à son palmarès. Il n'a que six ans et n'a plus perdu depuis trois ans : nous n'allons pas changer grand-chose. Nous ferons le point sur son programme sans doute à mi-saison prochaine. D'ici février ou mars, nous verrons s'il repart sur le même schéma, ce qui n'est déjà pas si mal. Dans sa configuration actuelle, il gagne en moyenne l’équivalent de 736 000 euros par course : il n'y a aucune raison financière de changer quoi que ce soit. »